Les epaules *devant* ou les epaules *avant* les hanches?

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Les epaules *devant* ou les epaules *avant* les hanches?

Messagepar JPG » Jeu 2 Mar 17 06h48

Les deux mon général!!

L’Équitation de tradition française, Odège, 1976, p.63 :

« Action de la main d’après La Guérinière : « la main doit toujours commencer le premier effet et les jambes doivent accompagner ce mouvement ; car c’est un principe général, que dans toutes les allures, tant naturelles qu’artificielles, la tête et les épaules doivent marcher les premières (…). »

Fillis : « c'est l’avant-main qui engage d'abord les mouvements voulus par le cheval. »

L'Hotte et Steinbrecht eux, ont dit de placer les épaules devant les hanches (en rectifiant donc l'aplomb/équilibre dont ils parlent peu, et a moindre degré, la rectitude/direction qu'ils mentionnenet beaucoup plus), Puis ils demandent l'impulsion (les épaules qui démarrent avant les hanches), "Mets to cheval droite d'epaules et de hanches et monte le en avant" (Steinbrecht inspiré de La Guérinière).

Désolé pour L'Hotte a propos de "Calme en avant droit". Avec la plupart des chevaux, il faut d’abord passer quelques minutes a utiliser les effets partiels de Baucher en cherchant :

1. A mettre le cheval d'aplomb (1/4 de pirouettes d’un coté de l’autre pour libèrer les antérieurs de leurs appuis excessifs, puis rincer, répéter jusqu'à la symétrie des levers), ce qui peut se traduire par "droit". Plus:

2. L’envoyer vers l’avant (faire avancer une épaule a la fois d'abord a pied), puis demander la poussée (grâce aux pirouettes renversées qui, elles, liberent les appuis excessifs des posterieurs. Cela facilite les levers et les poussees a divers angles par chaque hanche qui peut alors aller bien droit derrière des épaules mises d'aplomb. La somme de ces deux exercices permet :

3. D'arriver au calme résultant de la relaxation du dos et de "l'ouverture" des vertèbres du garrot, qui elle vient de l'équilibre, qui lui vient de l'aplomb - plus que de la rectitude qui n’implique pas la relaxation car elle est souvent forcée comme chez Steinbrecht mal applique.

Il faut noter que la préparation du rassembler de La Guérinière dans les piliers est en fait un effet partiel car il se sert d’un déplacement latéral de la croupe de droite a gauche puis de gauche a droite (jusque a la symétrie), comme de mini-pirouettes inversées qui créent éventuellement une diagonalisation marquée. Dans le travail a pied qui prepare le piaffer, il est utile de traverser le cheval pour une ou deux foulees pour faciliter la mobilite qui peut etre tres difficile a obtenir dans une position impecablement droite.

La préparation citée dans 1-2-3 permet alors d’utiliser les effets généraux de La Guérinière (trot énergique a la longe ou sous la selle, sur le filet, le nez en avant de la verticale et la nuque plus haute que le garrot). Le cheval et alors déjà 1: calme - par ce que équilibre. A ce moment la on peut demander: 2: l'impulsion dans le mouvement en avant et 3: la rectitude de direction (cercles de dimensions égales, lignes droites variees, etc.), puis éventuelle rectitude de position (par la souplesse qui résulte de la pratique de l'é e d et l'ap. sur toutes les lignes du manège).

C'est Baucher (régler les détails et éliminer les réactions de résistances) avant La Guérinière (développer les allures naturelles en exploitant les réponses positives du cheval qui est passe par l'École des Aides d'après la progression de L'Endotapping :

1. Laisser les réactions de résistance aux stimuli legers s’évanouir, comme Baucher l’a pressenti si bien mais l’a dit si mal (« détruire les forces instinctives »).
2. Attendre l'extinction des réactions par l’habituation musculaire,
3. Obtenir la relaxation pAr une augmentation progressive des stimuli, (demontree pa l'activité buccale, salivation, déglutition, abaissement de la tète, cligontement des paupieres)
4. Chercher les réponses cognitives dans les exercices (comprises, acceptées, apprises). Cela correspond, en mieux, au reste de la citation de Baucher « remplacer par des forces transmises.»

Apres ca, on peut monter dans l'équilibre horizontal pour le sport en envoyant les épaules vers l'avant, ou vers la haute-école en envoyant les épaules vers l'avant ET le toute l'avant main vers le haut avec une main de bride qui tient la tète un peu plus haute. La encore, la position de jambes très avancée de La Guérinière (couteaux d'étrier sur le devant de l'arçon) est l’aide principale pour faire avancer les épaules par les petites attaques. Le demi-arrêt de la main vers l'arrière et le haut (Vers la poitrine du cavalier) sur un MORS DE BRIDE qui maintient l'arc de l'encolure et l'ouverture des vertebres dorsales du garrot élevé le cheval dans une rondeur suffisante, comme les gravures de Parrocel et les statues de Versailles nous le montrent.

Il y a une autre action que je pourrais qualifier de "Demi-arrêt sans la main" et qui ressemble a un "effet d'ensemble sans la main". Je crois que Cazaux de Nestier s'en servait, car il était réputé pour contrôler ses chevaux par "la pince puissante de ses jambes". Quand le point d'application des jambes (en avant) est déplacé par rapport a l'assiette (légèrement derrière les jambes), le jeu du dos et des épaules peut manipuler les rapports de poids sans l'aide la main. Les jambes tiennent le cheval, les épaules reculent le poids, le jeu du rein détermine l'allure (en place ou en avant, courte ou longue). Ce bras de levier (dont le point d'appui est le bas des jambes), qui agit sur toute l'avant main, la soulève soit en place soit vers l'avant quand il est combine avec les autres aides, est possiblement l'explication de la merveilleuse gravure de l'arrêt du Florido sous l'assiette et entre les jambes de Nestier. C'est la seule explication possible pour le degré de flexion des postérieurs qu'il obtient avec un mors aussi faible que celui qu'il inventa. Le graveur insiste a nous montrer des rênes détendues qui devaient être le cachet de Nestier. Il acheta des milliers de chevaux pour Louis XV et en monta beaucoup, plus a la chasse qu'au manège. Il devait donc avoir un moyen de domination puissant qu'il pouvait installer rapidement sur n'importe quel cheval. Je me trompe peut être dans mon analyse, mais je me sers du système décrit ici et j'obtiens des chevaux assis et impulsionnés sans l'aide des demi-arrêts allemands (main contre les jambes qui finissent toujours par creuser le cheval).

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Ce système crée donc une élévation de l'avant main et une avancée des antérieurs qui manifeste l’impulsion et donc engage et abaisse les hanches qui se pressent pour suivre le bout de devant (« la diligence des hanches » par le reflexe neurologique de base de l'équidé: les hanches imitent les épaules qu'elles suivent). MAIS, si les jambes ne remplace pas la main, l'équilibre dépend d'un mors puissant ou d'une main maintenue haute (autre levier conséquent). C'est la que l'équitation de Baucher Deuxième Manière et de Fillis commencent s pécher.

L'élévation verticale des antérieurs par l'élévation de l'encolure de Baucher n'abaisse jamais les hanches (voyez Beudant) pour plus d'un instant, car ce n'est pas associé au mouvement en avant dans le tride comme le faisait les classiques. Elle sert très bien au rééquilibrage temporaire d'un cheval qui force son poids vers l'avant, mais elle ne peut pas être la composante permanente d'un équilibre confortable et utile.

J'ai un cheval qui illustre cette idée très bien de par lui-même. Il a des allures puissantes et une grande souplesse naturelle. A la longe il lui arrive de perdre son équilibre dans un gai abandon crée par l'enthousiasme de ses allures. Je l'ai vu a 2 ou 3 reprises se reprendre en faisant "un demi-arrêt vers l'avant": il se releva de devant par un petit bond, envoya ses antérieurs vers l'avant et le haut, souleva son garrot par une encolure arquée et engagea ses postérieurs dans une seule foulée qui lui suffit a rétablir un équilibre idéal. Les chevaux se rééquilibrent de beaucoup de manières, mais il m'a montre (confirmé) qu'elle était la bonne manière de m'y prendre.

C'est la le secret du dressage: observer beaucoup de chevaux et trouver, un jour, le cheval exceptionnel qui nous montre comment reculer les limites du possible équestre. Tous les mouvements que nous pratiquons nous ont été enseignés un jour par un cheval particulier qui savait piaffer, ou allonger, ou pirouetter et l'art s'est attaché depuis a obtenir la même chose de tous les autres pauvres bougres qui étaient moins doués.

La reconstruction d'un cheval médiocre en cheval d'exception, quand elle respecte l'harmonie de la biomécanique, est toujours a son avantage car il va mieux après, ne boite plus etc. Beudant a raconté ca a propos des brèles qu'il achetait a bas prix et qui passaient de canards boiteux a cygnes majestueux.

Il y a la des différences dans la posture du dos qui ne sont pas si subtiles dans le travail quand on compare les unes et les autres. J'ai monte des chevaux dresses par tous ces différents systèmes par des écuyers compétents et j’ai pu en constater les avantages et les lacunes

A propos des moyens à utiliser, le tout c'est de savoir comment on se sert des jambes.

Je me sers des mains des façons suivantes :

1. Mains fixe (une ou deux, haute ou basse) et/ou vibrante pour réduire une résistance en précisant l’angle de la pression sur le mors,

2. Effets de rênes latéraux pour direction et position des épaules et des hanches

Et des jambes pour:

1. Redresser le cheval vers l'aplomb par une pression latérale sur le coté du thorax pour faire venir le cheval sous l'assiette qui va vers la "bonne" position.

2. Petites pressions d’une jambe à la fois pour décoller un antérieur et demander ainsi un départ, que ce soit au pas, au trot, au galop ou au piaffer/passage (Decarpentry). Les départs au galop par la jambe intérieure (« départ en prise d’équilibre ») sont bien connus de tous les cavaliers un peu éduqués. Le système est le même pou toutes les autres allures. Le Cadre Noir connait bien ce système utilisé pour enseigner le pas d’école aux chevaux d’écuyers-en-chef.

3. Tourner en allongeant le geste de l'épaule extérieure par une petite attaque d'arrière en avant de la jambe/éperons extérieure prés des sangles.

4. Plier le cheval (éperon extérieur sous le thorax prés des sangles par une jambe descendue pour flexion intérieure (Raabe)

5. Arrêter le cheval, soit une jambe a la fois dans un mouvement latéral, soit les deux jambes sur le droit. Voyez Oliveira là-dessus dans Réflexions, chapitre sur les arrêts/immobilité. Il est fondamental au développement de l'équilibre d'arrêter le cheval et de le faire repartir dans tous les mouvements latéraux, e e d et ap.

5. Il faut aussi apprendre au cheval a reculer en cercle, en e e d et ap - sans s'acculer - pour lui apprendre a bouger ses membres a tous les angles possibles, tant vers l'avant que vers l'arrière. Ce sont les allures rétrogrades qui remettent le système nerveux "a l'heure".

Quand les mouvements rétrogrades sont perfectionnés, les mêmes mouvements sont parfaits vers l'avant. Ca se commence au travail des poulains au sevrage.

Voila mon système (simplifié) inspire des classiques dont les conseils doivent être harmonisés. Nous avons l’avantage du recul qui nous permet de voir une plus grande partie de l’Éléphant Équestre. Il nous faut donc utiliser ce recul pour voir ce que les anciens ne pouvaient qu’imaginer.

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