Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

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Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar JPG » Mar 7 Fév 17 11h45

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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar Denis » Mar 7 Fév 17 23h14

salut à tous , salut JP ;-)
très agréable à regarder, bravo!
pourquoi on s'embête avec des carrières nivellées ? il va très bien ce petit bout de pré ;-)
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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar Jean-Philippe » Mer 8 Fév 17 13h00

Denis... Quel plaisir depuis le temps... :D

Tu imagines l'équilibre qu'aura un cheval sur un carrière plane et qui est en équilibre sur un tel terrain...
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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar JPG » Mer 8 Fév 17 18h12

Le "terrain varie" force les chevaux a faire attention a ce qu'ils font. Une petite pente dans un manege desequilibrera le cheval car il ne fera pas forcement l'effort necessaire pour s'adapter a ce petit probleme comme il le fera sur une pente plus marquee. Les pentes servent a leur apprendre a utiliser leur membres avec plus ou moins d'extention verticale (en aval) ou de compression verticale (en amont). Plus de poussee en montee, plus de retenue en descente, le tout complique a l'infini avec les lignes obliques, travail lateral et autres options. Si le cheval est en liberte sur parole, il fera tout ca d'instinct (sans etre trop contrarie par les contraintes du cavalier) et suivra ainsi son "reflexe de survie" (alignement avec la pesanteur).

Le travail sans bride est appris avec une bride. La pression sur la base de l'encolure devient le signal de base qui remplave la pression du mors. Elle devient aussi une aide tres utile qui agit sur "le point d'equilibre" (C6/C7). La cordelette peut etre relevee sous l'encolure et etre une aide de retenue efficace (correction de l'equilibre par elevation de l'encolure) ou construire l'equilibre a long terme (arquement de l'encolure qui permet la descente de main). Les deux sont souvent alternes d'apres les besoins du moment.

Cependant, meme sans bride, le cheval doit "aller sur la main" avant d'etre capable de vraie legerete. Sans "tension positive" qui vient de l'impulsion et allonge la ligne de dessus en la soulevant légèrement, la légèreté est simplement l'effet philosophique d'un cheval qui se retient avec un dos creux. Comme les conditions propres a l'equilibre ne sont pas reunies avec un tel cheval, on constate souvent un abus du demi arret. Les renes a la Fillis sont un exemple dun demi-arret inherent cree par la simple position des renes de filet entre le pouce et l'index.

Cette photo dde Zorro montre un cheval qui est en vrai tension positive et reste leger. Ligne de dessus convexe et allant en montant depuis la queue. Dans la video d'il y a quelques mois, le cheval n'etait pas encore permeable et la ligne de dessus laissait a desirer.

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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar Denis » Mer 8 Fév 17 21h49

entièrement d'accord avec cette tension necessaire.
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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar Jean-Philippe » Ven 10 Fév 17 16h25

Michel Henriquet parlait du cheval "tendu sur lui-même"...
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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar JPG » Sam 11 Fév 17 20h08

Je décris la « tension positive » comme celle qui est crée par le cheval s'étirant par les deux bouts depuis son milieu (sous la selle). Cela veut dire que les dorsales 15/18 se remontent et s'ouvrent, tandis que d'un coté la nuque avance au dessus de la bouche et de l'autre l'insertion de la queue se baisse en étirant les lombaires. L'engagement alterné des postérieurs inscrits dans la rondeur de la ligne de dessus (la flexion) est ce qui crée la tension positive.

La tension négative est l’inverse: le cheval raccourcit sa ligne de dessus vers son milieu: la nuque remonte vers l'arriere, le dos se creuse et se durcit et la croupe s’aplatit. Il est pourtant possible pour un cheval de s’engager en basculant le bassin et en allongeant le rein, mais avec un dos qui reste contracté. Cela se voit fréquemment chez les chevaux de course : un bassin actif mais un garrot qui tend à s’effondrer sous la pression des selles d’entrainement « a demi-arçon ».

On peut ajouter à ca la « tension vers l'avant » du cheval toujours prêt à avancer dans cette rondeur. C'est la que les choses se compliquent car il est évident que la tension des rênes offre ce sentiment du cheval qui va vers l'avant mais l'appui crée forcement un déséquilibre inhérent. C'était l'idée de D'Aure, de Pradier et des allemands, mais elle se heurte à de grandes difficultés quand on veut aussi l'équilibre du cheval ajustable (qui cesse d'avancer quand on lui demande, puis repart instantanément quand c’est nécessaire). Si on demande au cheval de s'appuyer, même très peu, il ne faut pas s'étonner si il tend a s'appuyer progressivement un peu plus par un reflexe naturel. C’est pour cela que nous voyons tant de cavaliers qui tiraillent contre un appui devenu excessif, puis rendent en mettant le cheval dans le vide pour un instant (Uberstreichen en allemand), puis tiraillent encore par frustration de l’équilibre perdu de nouveau par le retour a l'appui.

Les allemands veulent voir une preuve physique de l’impulsion par l’augmentation constante de l’énergie de l’allure. En termes classiques, c’est la transformation des allures normales en « allures d’école » par l'augmentation de la cadence dans la légèreté (la rondeur).

Ces allures augmentées chez un cheval qui prend un contact ferme rend la recherche simultanee de la légèreté assez problématique a cause des contradictions inhérentes a la combinaison de l’augmentation de l’énergie avevc la diminution d'un appui deja etabli. D’ou la systématisation des demi-arrêts qui oscillent entre un excès d’énergie, une perte d’équilibre et un re-équilibrage temporaire par la force des renes. Un emplâtre sur une jambe de bois.

C’est cette combinaison du « désir d’avancer » - qui est le propre de l’impulsion dans la définition française - avec le maintien de l’équilibre et de la légèreté (« l’ajustabilité ») qui est la vraie complication du dressage bien compris.

La solution la plus pratique est d’obtenir la rondeur du cheval par l’assiette (une pression passive du périnée vers l’avant et le bas) qui crée une réaction du garrot vers le haut et l’arrière. Cela donne l’équilibre par le retrait de la base de l'encolure C6/C7 (l’arc de l’encolure) et, par voie de conséquence, la légèreté. Un étalon qui arque son encolure est toujours en équilibre et ses antérieurs sont libérés de tout excès de poids, c’est pour cela qu’il peut relever ses allures ou faire des jambettes menaçantes vers un autre cheval. A l’inverse, tout appui sur la main correspond forcement a un appui prolongé du pied a l’appui. L’un ne peut pas être maintenu sans l’autre.
Le réglage des allures se fait alors 1. par le jeu du rein qui met le poids sur le postérieur au sol (pour augmenter sa poussée sans la bloquer en restant souple ou la ralentir en se raidissant) et 2. l’action des jambes aux sangles (accordée a l’avancée de la main) qui envoie les épaules en avant dans la mesure nécessaire a l’allure. Ce jeu complexe de l'assiette, des jambes, et dans un moindre degré de la main, est facile a comprendre pour le cheval si il est arrondi en tension positive.

Oliveira parle du cheval "rond comme une orange" qu'on pourrait faire bouger en tout sens sur une table par la simple orientation d'un doigt place à son sommet. J'appelle cela « monter le cheval depuis son centre dynamique ». Ce n'est pas le centre de gravité élusif qui ne reste jamais vraiment au même endroit quand le cheval se déplace, relève ou abaisse son encolure et sur lequel le cavalier n'a pas de moyen d'influence direct. Je parle du point de contact entre les dorsales du cheval derrière le garrot et la base du bassin du cavalier. C’est pour cela que j’ai sélectionné cette photo de Cedar en harmonie avec Zorro qui se tient entre l’assiette et le contact léger de la cordelette sur la base de l’encolure.

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C’est la toute l’équitation d’Oliveira (le jeu du rein et l’usage du poids) dans la modulation des allures comprise par Steinbrecht, et de Beudant (les jambes apparemment immobiles a la sangle mais qui règlent tout le jeu des épaules en suivant les codes crées par Raabe, Faverot et Fillis.)

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Dollar du Murier monté par Eric Navet

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Village Gossip monté par Lucinda Green

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Orion a 9 ans, passage très expressif et léger avec une flexion prononcée des hanches et des jarrets. Il fait une grimace au cheval que l’on devine à gauche...

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Orion 6 ans, transition du piaffer vers le passage. Ligne de dessus en montant, antérieur a l’appui vertical, hanches fléchies. Rênes ajustées dans la légèreté.

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Orion 6 ans, trot allongé en léger déséquilibre, croupe haute, cheval appuyé

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Même jour, trot moyen, cheval soutenu, hanches baissées

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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar Laurent » Dim 12 Fév 17 13h16

Les allemands tendent les rênes car cela donne du mouvement en avant. La main est impulsive. C'est ce qui leur permet d'avoir des chevaux énergiques sur les carrés de dressage. Ils ne cherchent pas à rassembler mais à avancer.

La jambe n'est pas impulsive pour 80% des chevaux. Si l'on n'utilise pas les mains pour avancer, on a toutes les chances de ne pas avoir un cheval en avant. Mains sans jambes disait Beudant. Plus je vieillis, plus je pense qu'il a raison.

La jambe dégrade notre relation avec les chevaux. Moins on l'utilise, mieux c'est.

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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar Jean-Philippe » Dim 12 Fév 17 13h30

Et c'est pour cela que 95 % des chevaux piaffouillent plutôt mal que bien, ce qui a failli faire disparaître le piaffer des reprises du GP et GPS...

L'objectif est-il d'avoir un cheval qui avance coûte que coûte, ou un cheval qui est disponible dans toutes les directions à n'importe quel moment à tous les allures ?
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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar Denis » Dim 12 Fév 17 15h21

JPG a écrit:Je décris la « tension positive » comme celle qui est crée par le cheval s'étirant par les deux bouts depuis son milieu (sous la selle). Cela veut dire que les dorsales 15/18 se remontent et s'ouvrent, tandis que d'un coté la nuque avance au dessus de la bouche et de l'autre l'insertion de la queue se baisse en étirant les lombaires. L'engagement alterné des postérieurs inscrits dans la rondeur de la ligne de dessus (la flexion) est ce qui crée la tension positive.

C'est exactement ce qui m'est dit dans mon cours de Qi Gong, les analogies avec la posture du cheval juste sont surprenantes; toute énergie , toute poussée ne peut venir que du sol et ne peut se propager qu'à travers cette colonne vertébrale alignée et tendue comme un arc.

JPG a écrit:C’est cette combinaison du « désir d’avancer » - qui est le propre de l’impulsion dans la définition française - avec le maintien de l’équilibre et de la légèreté (« l’ajustabilité ») qui est la vraie complication du dressage bien compris.

un cheval qui se retient est léger, un cheval qui se livre tend à forcer la main (et il apprend ça très facilement évidemment) , enfin le mien est comme ça, bien que je m'évertue à allier souplesse dans le contact et activité,je travaille actuellement à corriger cela mais non, c'est pas facile ...
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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar JPG » Dim 12 Fév 17 21h10

Laurent a écrit:Les allemands tendent les rênes car cela donne du mouvement en avant. La main est impulsive. C'est ce qui leur permet d'avoir des chevaux énergiques sur les carrés de dressage. Ils ne cherchent pas à rassembler mais à avancer.

c'est une façon d'avancer par le déséquilibrage du cheval: si le cheval est appuyé et la main avance, le cheval tombe.

Le cheval peut aussi être appuyé pour limiter son déséquilibre quand il n'est pas encore capable d'avancer sans tomber sur l'avant main. C'est le cas de ma photo de trot allonge. Je le soutiens car il ne se soutenait pas encore a cette époque. Il n'est pas du tout fait en montant et ses allongements en souffraient.

Laurent a écrit:La jambe n'est pas impulsive pour 80% des chevaux. Si l'on n'utilise pas les mains pour avancer, on a toutes les chances de ne pas avoir un cheval en avant. Mains sans jambes disait Beudant. Plus je vieillis, plus je pense qu'il a raison.
La jambe dégrade notre relation avec les chevaux. Moins on l'utilise, mieux c'est.
Je n'aimerais pas qu'un ami me pince les cotes même occasionnellement.

les chevaux résistent toutes les aides au départ du dressage, que se soit les jambes, la main ou la cravache. Les jambes freinent le cheval plus qu'elles l'impulsionnent, c'et un fait. Cependant, les jambes sont indispensables car elles peuvent contrôler l'aplomb du tronc et l'avancée des épaules.

Il faut simplement éduquer le cheval aux jambes par le processus simple de l'Endotapping: Le cheval résisté un stimulus non douloureux, puis l'ignore, puis se relaxe dessus et enfin modifie le mouvement. Il y a 2 ou 3 ans, j'ai monte un cheval de GP (français) qui se mettait un peu debout dans toutes les transitions (passage -piaffer, changement de pied a gauche, trot allonge-trot rassemble). Il n'offrait aucune de ces résistances dan le travail a pied. C'était donc un problème de jambes. En selle, il m'a tout de suite démontré sa résistance a la jambe droite (celle sur laquelle il perd son équilibre latéralement).

Après 3 mn de relaxation a l'éperon droit obtenu par de petites vibrations sur un appui léger de la jambe, il s'est relâché et n'a plus offert aucune de ses résistances dans les transitions. Toutes disparues. La jambe devient alors un agent de relaxation et de mouvement, et aussi de modification posturale.

Chez le cheval dresse (d'aplomb, rond, impulsionné), par l'assiette, les jambes, la cravache, alors la main peut devenir l'agent du mouvement, non tant par l'appui et la manipulation de l'équilibre vers l'avant que par la motivation de la mobilité des membres.

J'enseigne au cheval a relaxer ses appuis au sol par le toucher du stick, ce qui relaxe l'avant main puis l'arrière main. A l'inverse, une fois que les pieds sont "libérés" de leurs appuis, je les fait bouger depuis la main par de petites vibrations relaxantes combinées avec des actions dans la direction exacte ou je veux faire bouger le(s) pied(s). Quand les pieds bougent vers la gauche et la droite, l'avant et l'arrière, il devient possible de les faire bouger sur place. le piaffer classique vient de la main et de la descente de jambes, puis s'arrête par l'effet d'ensemble ("le frôlement du pantalon" comme disait Faverot) .
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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar JPG » Dim 12 Fév 17 22h08

Denis a écrit:un cheval qui se retient est léger, un cheval qui se livre tend à forcer la main (et il apprend ça très facilement évidemment) , enfin le mien est comme ça, bien que je m'évertue à allier souplesse dans le contact et activité,je travaille actuellement à corriger cela mais non, c'est pas facile ...


l'équilibre se réduit a la position de C6/C7:

1. si le cheval tombe vers l''avant, il invertit la base de l'encolure et se retient par la crête de celle-ci (les muscles places au dessus de la colonne). C'est le principe de la Deuxième Maniéré de Baucher: relever l’encolure jusqu'a ce que la disposition du poids soit refluée au dessus de l'aplomb des antérieurs. Le cheval organise de cette manière peut être en équilibre, mais il n’est pas en harmonie musculairement car ses vertèbres sont comprimées (donc sa moelle epiniere est raccourcies). C’est une pistions douloureuses, donc génératrice d’anxiété.

2. Si le cheval rentre sa base d’encolure, il arque son encolure et se retient par la base de celle-ci (les muscles places sous la colonne, en particulier les mastoïdo-huméraux). Cette organisation de l’encolure fonctionne que l’encolure soit haute ou basse. Le cheval est donc capable de s’équilibrer et se rééquilibrer comme il veut, simplement en enroulant plus ou moins son encolure. Dans tous les cas, il est en harmonie musculaires car sa colonne est décompressée, les muscles sont allongés, les apophyses vertébrales « ouvertes ».

La difficulté pour le cheval est de savoir avancer ses épaules toute en retenant son garrot. L’étalon non monte peut faire ca facilement, ou les chevaux très bien faits, ceux que Baucher décrivait comme « ayant seulement besoin d’un mors et d’être poussés dessus ». C’est de la que vient la nécessité mécanique de la légèreté : un cheval appuyé invertira toujours son encolure un tant soit peu. Les méthodes pour arriver a la légèreté (l’encolure arquée) dans les allongements, sont nombreuses et aucune n’est simple. Je me souviens de regarder Oliveira sur le Meneses Invencivel, pendre sa petite diagonale de 30m au trot allonge, arrêter, reculer toute la diagonale, repartir au trot allonge, 20 fois de suite jusqu’a ce que le cheval est trouve son équilibre. Zorro (le cheval sans bride de la photo) avait un très gros problème a reculer depuis le piaffer. Il fallait donc « faire ce qui coute le plus » : piaffer, arrêter, relaxer, reculer d’un pas, calmer, piaffer, arrêter, reculer, etc. Résultat : il a trouve son équilibre confortablement, comme la photo le démontre.

Le travail de l’éperon de Raabe (les effets diagonaux) ont le pouvoir de mettre C6/C7 en place, d’un cote puis de l’autre. La pression de l’éperon droit « sous le cheval » pousse le sternum a gauche, donc le garrot a droite. Cela met la base de l’encolure en place (rentrée vers l’arrière), puis l’inverse de l’autre cote et le cheval est prêt pour un effet équilibrant des deux éperons (soulever le tronc en ouvrant le garrot).

L’autre solution est d’utiliser l’effet d’assiette de Nuno : le périnée avance sur le pommeau, le bas du dos poussant vers le pommeau, donc vers le garrot et la base de l’encolure (qui sont solidaires). Si cette poussée est trop forte, la base s’affaisse. Si cette poussée est mesurée le cheval réagit par une pousse égale vers le haut et l’arrière qui équilibre le cheval. C’est de cette façon que Nuno « tenait » les chevaux par l’assiette. C’est cette technique que j’ai voulu illustrer par la photo de Zorro. Le cheval s’équilibre contre l’assiette et avec une petite aide de la cordelette. Sa ligne de dessus est correcte et est comparable au dessin de Jean Louis Sauvat qui montre « l’esprit de la rondeur par l’assiette » telle que Nuno la concevait.

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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar Denis » Lun 13 Fév 17 10h35

ok JPG, pour ma part, je préfère là Oliveira à Raabe.
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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar JPG » Lun 13 Fév 17 16h31

Denis a écrit:ok JPG, pour ma part, je préfère là Oliveira à Raabe.


Les deux sont indispensables et Oliveira se servait aussi de Raabe (moins souvent que moi), mais il tôlerait les chevaux ouverts plus longtemps que je ne le fais (voyez le dressage de Talar, qui a commence le piaffer la tète en l'air). Le manque de rondeur punit le cheval par la compression des apophyses vertébrales dorsales.

D'un autre coté, il faut noter que l'effet de l'assiette Oliveira est suffisant dans les allures rassemblées mais ne marche pas si bien quand la vitesse rentre en jeu. Les actions latérales de l'éperon et l'effet d'ensemble peuvent arrondir et ralentir un cheval sur le cross, quand l'assiette ne le peut pas. Je me rappelle d'un poney anglais qui faisait les complets 2* et embarquait sa cavalière régulièrement sur le steeple (il faisait un tour gratuit). Les éperons ont rendu la rondeur au cheval et le contrôle à sa cavalière.

Pour se servir des éperons de cette manière, il faut établir la fixité de la jambe. Cela veut dire que l'assiette bouge avec le dos, et le bas de la jambe avec le bas des cotes (dans un effet de pendule inverse). Cela implique "une jambe sans os" (N.O.) c'est a dire un genou complètement flexible. Il faut pratiquer au pas, une jambe a la fois, puis au petit trot, en se servant de l'étrier comme point de support fixe et d'une cheville souple. Le talon baisse ne marche pas pour ca. D'ailleurs vous verrez que les cavaliers qui comprennent le rassembler ont souvent le talon lève (mais la cuisse ouverte et descendue). N.O. insistait sur le placement des éperons (plus bas) pour pouvoir ajuster leur action plus précisément. L'usage fréquent des éperons avec la jambe fixe n'abime jamais la peau du cheval, tandis que les cavaliers qui portent les éperons hauts et les talons baissés ont souvent des chevaux dont la peau est abimée. La piqure éventuelle d'un éperon acéré ne laisse pas de marque tandis que le frottement d'éperons prince de galles créera des lésions durables.

Cela dit je ne me sers que d'éperons a rondelles qui roulent un peu avec le mouvement des chevilles sans pincer. Tout est dans la manière :)

Quelle est la raison de ta réticence?

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Re: Zorro, étalon Luso-Espagnol de 9 ans

Messagepar Denis » Lun 13 Fév 17 21h02

d'abord, mon incompétence ;-)
et puis le contrôle par l'assiette et le dos, ça me parle, faire monter le cheval sur la main , entre main et dos , ça me parle, mais à part titiller de l'éperon à la sangle interieure pour rappeller à l'ordre un cheval qui se laisse un peu aller, je ne sais pas quoi faire de mes éperons, incapable de pratiquer les attaques par exemple... j'ai fait l'impasse sur la mise à l'éperon sophistiquée (je n'ai même pas lu Raabe) , sur l'effet d'ensemble, toutes ces choses, et je monte souvent sans éperons.
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