Aplomb et dominance

Vous avez un problème qui se rapport à votre cheval, à son travail, à son éducation, à son bien-être, n'hésitez pas, cet espace est pour vous...

Aplomb et dominance

Messagepar JPG » Lun 6 Avr 15 05h26

L’equilibre physique du cheval monte est cree par son aplomb, c’est a dire la symmetrie laterale, l’alignement de ses membres avec la gravite. L’aplomb elimine les problemes d’impulsion et d’equilibre qui sont tant causés qu’exprimés par l’assymmetrie. La transformation du cheval “naturel” en une monture eduquée passe par le development de cette symmetrie. Elle devient le moyen le plus simple de la dominance benevole du dresseur sur la locomotion du cheval (la plus pure expression de son comportement). C’est donc l’aplomb etabli qui devient la source de l’equilibre social, c’est a dire la bonne entente entre les deux partenaires: l’acceptance par l’un de la gouvernance physique par l’autre et la possibilite de bouger ensemble harmonieusement.

L’obtention de l’équilibre éduqué peut rencontrer de fortes resistances au debut, car il va contre les habitudes innées et acquises du cheval, un peu comme apprendre a un droitier a ecrire de la main gauche. Mais une fois etabli, l'equilibre facilite grandement la bonne volonté car il represente une récompense intrinseque pour le cheval: il n'est plus anxieux pour une chute eventuelle. Sans aplomb et sans entente cordiale, il n’y pas de Centaure possible. La dominance sociale est donc le resultat secondaire de la dominance physique qui decoule du development de la symmetrie laterale.

L’équilibre physique est toujours considere d’un point de vue longitudinal, mais je n’ai jamais vu un cheval symmetrique deséquilibré, quelques soit la position de son encolure ou son degre d’engagement.

L’équilibre social du cheval est semblable a celui qui lie un gouvernement et ses citoyens. La bonne gouvernance est un systeme de dominance qui cree l’equilibre entre les parties. C’est un systeme qui est similaire a celui du cheval dans le troupeau: tout le monde sait qui est qui et connait bien leur position dans la hierarchie.

Dans un systeme social equilibre, le gouvernement fait son travail sans exces et sans faiblesse, enforce les lois pour le bien commun et les trains arrivent a l’heure. Les citoyens conserve leur intitiative personelle mais respectent le code de la route sans rechigner et, on espere avec le sourire. Un gouvernement excessif cree des citoyens ataxiques sans initiative ou bien il les conduit a la revolution.

La dominance du dresseur crée l’equilibre social. Trop de dominance produit des chevaux ataxiques ou amene la revolution. Pas assez et les roles s’inversent: le cheval domine et les accidents commencent.

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Re: Aplomb et dominance

Messagepar Christopher Cunningham » Sam 11 Avr 15 20h28

Super article, cher JPG!

... Qui nous renvoit, outre de belles réflexions philosophiques, immanquablement aux trois premiers chapitres des "Questions équestres" du général l'Hotte.

Si je puis me permettre, je citerais Saint-Fort qui trace une piste lumineuse (en substance):

Les assouplissements trouvent leur valeur utile dans le fait que le cheval accepte de bonne grâce les aides qui les déterminent.
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Re: Aplomb et dominance

Messagepar JPG » Dim 12 Avr 15 05h43

CC citant "Saint-Fort Paillard, qui trace une piste lumineuse (en substance) a écrit:"Les assouplissements trouvent leur valeur utile dans le fait que le cheval accepte de bonne grâce les aides qui les déterminent."


Saint Fort Paillard pensait tres bien. Je l'ai bien connu dans les annees 80 car nous etions voisins d'ecurie pendant plusieurs annees en Californie. Son equitation etait malheureusement tres affectee par sa vue qui baissait beaucoup.

La bonne volonte du cheval, c'est tout le but de la chose equestre. Raabe dit quelque part que "le cheval est souple quand il veut, donc if faut assouplir sa volonte". Meme idee.

Bien sur, cette bonne grace ne vient pas toujours d'entree de jeu. Je viens de passer 3 jours a convaincre mon cheval Zorro (monte d'habitude par mon eleve) que la flexion du bout de devant associee a un trot cadence et etendu faisait partie de ses obligations syndicales. Ca a ete plus proche de l'equitation de Gal que de celle de Karl, mais au bout du compte, apres une lecon avec 20 kilos dans chaque main, nous somme tombes d'accord sur l'idee que quelque grammes suffisaient et que mon assiette avait une influence qu'il devait respecter. Donc trot etendu, cadence consistante, dos fonctionnant et contact leger, esprit assoupli et aides acceptees. Evidemment, maintenant que c'est fait, il trouve ca plus facile et plus confortable, mais il a fallu le convaincre.

Un manque de flexion donnera voie a une resistance car elle lui permet d'etre exprimee. Par exemple le cheval pousse contre la rene gauche (resistance de force) en s'etayant sur l'anterieur gauche. Si tout va bien, nous avons simplement trop de contact sur cette rene et un sentiment de raideur. Si en plus un obstacle "effrayant" surgi devant le cheval, il se servira de ce point d'appui sur cete rene / cet anterieur pour retiver, faire un ecart, partir en arriere ou meme se mettre debout si l'idee lui en prend et qu'il est vraiment raide.

Par contre, si il est flechi sur cette rene (simplement par un placement de la main fixe (avancee vers le haut, coude ouvert), le cheval passera au dessus du mors (arquera son encolure) et si cette flexion est renforcee par un eperon diagonal sous le cheval (pour les gens qui ont les jambes assez longues, comme Raabe, d'ou son idee), la flexion assouplira toute l'avant main, la resistance n'aura plus de moyen d'expression, donc plus de raison d'etre et s'evaporera comme la rosee du matin (une vision poetique de l'equitation :) . Simple en principe (l'equitation est facile dans les livres et sur les fora), moins facile dans l'execution. Comme disait Bach: "le clavecin c'est tres facile: il n'y a qu'a frapper toutes les bonnes touches au bon moment et le tour est joue".

Merci pour la conversation.

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Re: Aplomb et dominance

Messagepar Denis » Dim 12 Avr 15 09h55

vous laissez penser là que l'assouplissement peut être forcé, le bout de devant est d'ailleurs la seule partie que le cavalier peut vraiment forcer, entre ses fesses et ses rênes.
j'ai éssayé de donner une orientation correcte au bout de devant en extérieur (nuque encolure garrot), par la main, en l'opposant à cette résistance en espérant qu'elle "lâche" dans l'activité. Sans doute manque de savoir faire de ma part en tous cas, je n'obtiens qu'une bouche plus dure. J'ai renoncé à ce procédé.
je préfère maintenant passer par la flexion latérale de l'encolure par exemple.
Je suis pour solliciter la bonne volonté du cheval bien sûr pour les raisons évoquées par Saint Fort Paillard, et je sais aussi que parfois il faut obliger le cheval à faire un effort, avec tact et mesure bien sûr.
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Re: Aplomb et dominance

Messagepar JPG » Dim 12 Avr 15 20h58

Les chevaux comprennent tres bien la force, mais elle n'est pas plus facile a utiliser que n'importe quel autre moyen equestre. N’oubliez pas que c’est le cheval qui force le premier et que la question est donc comment le convaincre d’arreter de forcer contre nos aides. Les chevaux se servent de la force d’une facon habituelle, n’ont aucun probleme a utiliser leur poids et leur elan pour intimider un autre cheval et infliger de la douleur si necessaire (les effets des coups de pied sont bien plus douloureux qu’un coup de cravache). Les chevaux ne sont pas construits comme des chatons nouveaux nes :) . Si un jeune cheval se sert de son poids pour en degager un autre de son chemin, il ne le fait que si il croit pouvoir l’intimider, mais il n’essaiera pas sur une mule adulte de 600 kilos: la taille et le determination de l’obstacle le dissuaderont d’entrée.

Dresser sans force initiale est impossible dans la realite, le tout c’est de savoir comment en reduire le besoin au minimum possible (meilleure preparation, meilleur choix des conflits possibles), pour resoudre le probleme dans la duree la plus courte (adaptee a nos moyens physiques et nos moyens de levier) et produire l’effet le plus immediat (en l’associant a un processus cognitif qui aide le cheval a bien comprendre le but de la maneuvre), ainsi que l’effet le plus durable (par association a une recompense intrinseque). Ce qui ne fonctionne pas dans un dressage bien pense, c’est la force continuelle que ne fait que demontrer une approche du dresseur qui n’est pas educative. Toute force appliquée par le cavalier/ dresseur (petite ou grande) et aussi indispensable soit-elle a un oment donne, doit conduire a la disparition eventuelle et rapide de cette force, le plus tot sera le mieux.

La force que nous devons parfois utiliser dans le dressage est une force de resistance, et surtout une force “educative”, c’est a dire que nous devons nous en servir comme les chevaux s’en servent dans un troupeau pour dissuader notre cheval de continuer a resister et lui donner une meilleure solution au probleme presente. Cette solution doit toujours inclure une recompense intrinseque (meileur equilibre, relaxation generale, une posture qui amene le confort a court terme, etc.). La strategie generale est d’amener le cheval a mieux fonctionner sous le poids du cavalier et le rendre capable de suivre ses indications.

Quand nous demandons des exercices d'assouplissement a un cheval, nous rencontrons immediatement des forces de resistance qui sont basees sur la raideur naturelle du cheval et son assymmetrie. Son attitude mentale est donc guidee par le reflexe de protection de ces raideurs qui correspondent a ses habitudes physiques ancrees depuis la naissance. (en fait meme avant car l’assymmetrie fonctionelle est due a l’assymmetrie anatomique). C'est la la source des resistances qui ne font qu'augmenter avec les maladresses du dressage, mais celui-ci ne creent pas celles-la.

Quand Saint Fort dit que la valeur des assouplissement reside dans l’obeissance “de bonne grace” aux aides utilisees, il ne precise pas QUAND cette bonne grace arrivera. Meme pour les genies equestres, ce n’est jamais instantane: meileur on est, plus court est le delai, plus faible est la resistance et plus vite elle est resolue par une force adequate, mais elle ne ne disparait pas par miracle. Plus grande est la force psychologique du dresseur, plus faible est le besoin de force physique. Evidemment, les dresseurs etheres et magiques ne font jamais jamais de force, ils ne sentent jamais mauvais non plus (pas de force donc pas de sueur, ne rotent pas, etc., vous m’avez compris). Ils sont parfaits et leur chevaux aussi. Cependant ces chevaux vivent au Pole Nord et personne ne les a jamais vus .

Par exemple, si vous attachez un cheval a un poteau avec une corde/licol qui ont 3 tonnes de force statique, 99% des chevaux respecteront ca apres un essai plutot faible et 1% tirera au renard une fois ou deux. Vous fermez la porte d'un boxe et 9999 chevaux resteront dedans et 1/10eme de 1% sortira parce qu'il veut rejoindre ses copains (j'en ai eu un dans ma vie et il avait 6 mois, et un autre qui a saute le mur du manege a 190cm sans effort, aussi a 6 mois).

Pour prendre l'exemple du poteau et de l'attache, il ya un COMMENT. Quand j’attache un jeune cheval pour la premiere fois, il a déjà ete prepare a sentir la pression d’une longe et connait l’effet impulsif du stick. Une fois attaché, je ne veux surtout pas qu'il apprenne que ca casse (donc pas de bout de ficelle attachee a la longe), mais je passe une vielle longe bien raide entre 2 ou 3 barreaux d'un boxe. Si il tire, la longe glisse de 30 cm en resistance tres progressivement et il a ces 30cm (1 seconde) pour comprendre que ca ne va pas marcher. Pas de surprise brutale, un temps d’education, une force imperative, un dresseur derriere avec un stick au cas ou, et un resultat qui ne fait de mal a personne. Il y a un anneau en vente ici qui a un systeme de glisse progressive qui marche pareil (Aussie Ring) mais les barreaux suffisent a mon systeme).

Le cheval a besoin d'une solution au probleme de la main/anneau fixe: je lui bouge donc les pieds dans le bon sens (de cote, vers l'avant, etc.) et il comprend tres vite que des qu'il bouge dans le bon sens, la pression disparait. Apres ca je peux le faire bouger vers l'arriere et il sait exactement ou est le bout de la longe. Ce cheval ne tirera jamais de sa vie et vivra en paix avec ses longes d'attaches ou que ce soit. D'autre part, il suivra toujours une longe qui le tire par ci ou par la car il a appris a bouger ses pieds ET respecter un point fixe en meme temps. La longe d'attache a une force IMPERATIVE, mais elle contient sa propre education, car elle se relache dans la milli seconde ou le cheval avance. C'est une education parfaite car la recompensde est instantanee. Tout le monde le fait sans en comprendre les tenants et les aboutissants et tous les chevaux au monde sont dresses a etre attaches d’un maniere ou d’une autre.

Pour revenir a la Main Fixe a cheval, elle doit ere comme le poteau QUI NE TIRE JAMAIS et qui relache automatiquement, instantanement. Le probleme de la lecon est de donner au cheval la solution immediatement et la majorite des cavaliers sont mois forts et moins rapides que les poteaux d'attache  .

Quand un cheval se met en mouvement, il jette du poids sur l'avant main et raidit son corps. Plus la vitesse augmente, plus la raideur augmente aussi (comme le chassis des voitures de course ou la suspension des vieilles Citroen Maserati qui durcissaient avec la vitesse. Si nous montons sans contact (abandon des renes) et que le cheval a un degre d'auto-controle suffisant (vitesse constante), tout va bien. On peut faire de la promenade toute la journee sans se soucier trop de la cadence ou de la position du cheval (equitation utilitaire). Par contre, si on a des preoccupations gymnastiques/ esthetiques/ rythmiques, etc., tout se complique.

Steinbrecht a dit: je veux sentir la force totale de la poussee des posterieurs sur la main pour ENSUITE la reporter sur l'arriere et retablir l'equilibre. C’est comme se casser une dent expres pour ensuite aller chez le dentiste. Baucher a dit: mettez le cheval en equilibre d'abors pour ensuite le pousser en avant. Si ca marchait si facilement, tous les gens qui ont essayes ca auraient des chevaux legers sur le cross du Haras du Pin, hors, ca n'arrive pas (ou tres rarement). Les uns sont obnibules par le dynamisme de l'allure, les autres par le petit confort du cavalier. Il faut les deux !!

Si on veut se servir de la main fixe, il faut etre aussi fort qu'un poteau, aussi immobile qu'un poteau et aussi rapide dans la cession qu'un poteau. La grande majorite des cavaliers n'y arrive pas car au lieu de tenir, ils tirent vers l'arriere et il ne donnent pas de cession au bon moment, donc le cheval se desespere car la solution a son probleme n'arrive jamais, il doit donc forcer plus et ca n'arrete jamais. En plus, il faut faire bouger les pieds du cheval dans la bonne direction et un tempo convenable (ce qui implique une assiette cadencee et des jambes qui peuvent assurer ce tempo par leur pression - I'effet de cadence de l'eperon, voyez Raabe), ce qui demande une jambe fixe et un eperon immobile, meme au trot - pas si facile....

Ensuite, il faut donner au cheval une solution mecanique au probleme que nous lui posons. Quand nous poussons le cheval en avant, l’articulation vertebrale C6/C7 tombe TOUJOURS vers l'avant et le bas (l'encolure s'inverse tounours un peu) un peu chez les tres bon chevaux, beaucoup chez les autres, donc le cheval pousse (rene gauche) ou s'appuie vers le bas (rene droite) contre la main. Baucher, dans sa deuxieme maniere, avait donne une solution tres simple: demander la flexion abaissee (ramener outre, simplement pour fixer la base de l'encolure dans le bon sens), en alternance avec l'elevation de l'encolure pour verticaliser les anterieurs. Cette elevation venant avant (d’apres Faverot mal interprete) ou apres (Decarpentry qui la voulait progressive) la gymastique generale. Boisguilbert ne se servait de l’elevation que pour vaincre les resistances, du moins je le comprend comme ca et ca me va bien. Plus important, Raabe preparait ca avec des flexions laterales obtenues par un effet diagonal (eperon droit /main gauche pour flexion a gauche), et Oliveira preferait obtenir cet effet diagonal par deux effets lateraux successifs.

En termes simples: la pression de l'eperon diagonal bien appuye (ou mene vibre) donne eventuellement une cession de la machoire en consequence de C6/C7 qui vient en place en consequence de la flexion correcte du rachis (voyez Giniaux) d'un cote, puis de l'autre. Si on ne sait pas faire ca, demandez une flexion laterale en mouvement (au pas d’abord puis au petit trot) avec une aide laterale (main fixe a gauche, eperon fixe a gauche), puis arretez le cheval avec l'eperon droit et l’assiette. Quand le cheval cede dans la bouche grace a la pression de l’eperon (cession du poitrail) au pas, pareil au trot.

Quand le cheval est en mouvement , le cavalier a un probleme “sur les mains” (que le cheval garde C6/C7 en place – vers le haut et l’arriere - quand la vitesse augmente), une contrainte (qu’il ne sorte pas de la longueur de renes accordee par la main/poteau (une longueur adaptee) et accepte l’amplitude de foulee demandee (une amplitude possible) par assiette et le tempo demande par l’assiette et la pression des jambes), et enfin une solution (qu’il cede aux eperons après preparation a l’arret et au pas ).

Il ne manque plus que son accord pour le programme, c’est a dire qu’il change une vieille habitude en une nouvelle. C’est la que c’est dur :) et le timing des recompenses (qui servent a identifier la bonne reponse) va aider beaucoup. Quand on combine l’equitation preparatoire de Raabe (legerete a l’eperon) et l’equitation d’execution de Steinbrecht (allures energiques et cadencees), on a l’equitation de Gal sur Totilas, legerete en plus.

Activite sans equilibre ne marche plus des qu’on doit rassembler le cheval car il arrive peu-etre a trotter large en appui, mais ne peut pas s’engager contre la main pour le piaffer. L’equilibre parfait sans activite suffisante et sans allures energiques produit une equitation de salon qui ne permet de pratiquer aucun sport equestre, donc denie au dressage sa valeur preparatoire supposee pour toutes les activites equestres. Rappelons nous que la valeur du dressage portuguais a toujours ete demontree dans l’arene. Sans legerete, sans activite, sans domination par les aides, sans esprit d’initiative laisse au cheval, il n’y a pas de dressage qui vaut qu’on en parle. Nuno disait souvent qu'il n'etait interesse que par les (bons) resultats et pas tant par les theories equestres. Michel pensait a peu pres pareil.

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Re: Aplomb et dominance

Messagepar Denis » Lun 13 Avr 15 00h52

interessant bien que ça me dépasse quelque peu :wink:
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Re: Aplomb et dominance

Messagepar Christopher Cunningham » Lun 13 Avr 15 11h16

Il est peut être utile de rappeller certaines évidences pour bien comprendre.

A l'arrêt, un cheval peut tenir debout sur un diagonal, jamais sur un latéral. En mouvement, il s'équilibre sur ses diagonaux.

En mouvement, si le cul devie à droite, l'antérieur gauche se trouve ipso facto surchargé.

Si l'on amène le cheval à redistribuer le poids correctement sur ses deux antérieurs, le cul doit (devrait) se remettre dans l'axe.

Remis dans l'axe, les hanches se trouvent dans les bonnes conditions pour harmoniser engagement et détente avec symétrie. Ce qui à son tour favorise le jeu harmonieux des épaule et ainsi de suite. Cercle vertueux.

En maîtrisant les épaules, on maîtrise le cheval.

La théorie est toute simple. Le reste....

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Re: Aplomb et dominance

Messagepar JPG » Lun 13 Avr 15 18h16

CC, tout ca est vrai, mais il faut ajouter que en mouvement, il peut accelerer ou freiner ou s'arreter avec un lateral. Les efets de rasembler sont toujours bases sur une activite diagonale (engagement / elevation) et les effets d'impulsion sont bases sur une activite laterale (poussee / amplitude). d'ou equitation diagonale qui addresse le rassembler (plutot Raabe) et equitation laterale qui adresse les extensions (plutot Faverot si je me souviens bien). L'endotapping permet de dissocier les 2 et les inter-melanger sans probleme en fonction du but recherche. C'est de loin le plus facile car il suffit de synchroniser le tapotement avec l'epaule qu'on voit avancer.

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Re: Aplomb et dominance

Messagepar Christopher Cunningham » Lun 13 Avr 15 19h25

Cher JPG,

Ne m'en veux pas de revenir aux choses basiques (même requête auprès de JP).

Il ne faut jamais oublier les jeunes lecteurs (pratiquants) d'aujourd'hui qui deviendront les vieux pratiquants de demain.
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Re: Aplomb et dominance

Messagepar JPG » Lun 13 Avr 15 20h04

Pas du tout, il faut SURTOUT dire les choses basiques, ce sont celles qui manquent le plus. :))
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